Par Antoine Bernard · 2 mai 2026
💰 Industrie & technique

Salaire soudeur en France 2026 : combien gagne-t-on ?

Le salaire d'un soudeur dépend directement des procédés maîtrisés et des licences détenues. Un soudeur polyvalent titulaire de qualifications en position difficile, jusqu'au fameux 6G, se négocie bien au-dessus d'un opérateur mono-procédé. À cela s'ajoutent, dans la chaudronnerie et sur les grands chantiers industriels, des primes et indemnités de déplacement qui peuvent transformer la fiche de paie.

Salaire soudeur selon l’expérience

NiveauExpérienceBrut annuelNet mensuel
Débutant0–2 ans23 000 – 26 000 € brut/an≈ 1 495 – 1 690 € net/mois
Confirmé3–7 ans27 000 – 33 000 € brut/an≈ 1 755 – 2 145 € net/mois
Expérimenté8 ans et +34 000 – 45 000 € brut/an (qualifié 6G)≈ 2 210 – 2 925 € net/mois

Le net est estimé après cotisations salariales (environ 22–25 % du brut dans le privé). Calculer votre net exact →

Public, privé, région : ce qui fait varier la rémunération

La rémunération relève de la convention collective de la métallurgie et de sa grille de classification. Le vrai différenciateur reste technique : les procédés maîtrisés (TIG, MIG/MAG, à l'arc), les matériaux (acier, inox, aluminium) et surtout les licences de soudage validées selon les normes en vigueur, en particulier les positions difficiles jusqu'au 6G sur tube. Un soudeur codifié pour le nucléaire, l'aéronautique ou la tuyauterie sous pression se situe tout en haut de la fourchette. Les grands déplacements sur chantiers, arrêts de tranche et travaux neufs offrent des primes et indemnités qui font grimper nettement le revenu réel.

Les bassins industriels (vallée du Rhône, Nord, façade atlantique, chantiers navals) concentrent les postes les mieux payés, notamment autour du nucléaire, de la pétrochimie et du naval. L'Île-de-France paie au-dessus de la moyenne, mais ce sont surtout les missions en grand déplacement, indemnités comprises, qui creusent l'écart entre deux soudeurs de même qualification.

Ce qui fait grimper le salaire

  • Les procédés maîtrisés (TIG, MIG/MAG, à l'arc) et la polyvalence entre eux.
  • Les licences de soudage à jour, en particulier les positions difficiles jusqu'au 6G.
  • Les matériaux travaillés : l'inox et l'aluminium paient au-dessus de l'acier courant.
  • Le secteur codifié (nucléaire, aéronautique, tuyauterie sous pression), tout en haut de la grille.
  • La classification dans la convention métallurgie et le niveau d'autonomie.
  • Les primes et indemnités de grand déplacement sur chantiers et arrêts de tranche.

Négocier votre salaire

  • Présentez vos licences à jour et les procédés couverts : c'est l'argument technique le plus concret pour un soudeur.
  • Faites valoir une qualification en position difficile (6G) qui restreint fortement le vivier de candidats.
  • Mettez en avant les matériaux rares maîtrisés (inox, aluminium, alliages) et les secteurs codifiés.
  • Négociez les indemnités de grand déplacement : sur un chantier lointain, elles pèsent autant que le taux horaire.
  • Dans un bassin industriel en tension, l'intérim spécialisé sert de référence de marché pour votre salaire.

Pour aller plus loin : négocier son salaire à l’embauche et demander une augmentation.

Décrocher le poste — et le salaire

Un bon CV et une lettre ciblée pèsent directement sur votre marge de négociation. Préparez les deux :

Questions fréquentes

Un soudeur débutant (0 à 2 ans) gagne entre 23 000 et 26 000 € brut par an, soit environ 1 495 à 1 690 € net par mois. Le niveau exact dépend des procédés déjà maîtrisés et des premières licences validées.

Le 6G correspond au soudage sur tube incliné et fixe, la position la plus exigeante. Peu de soudeurs la détiennent, ce qui restreint le vivier et fait monter la valeur du profil. Un soudeur qualifié 6G atteint 34 000 à 45 000 € brut par an, davantage encore dans les secteurs codifiés.

Beaucoup. Sur les chantiers industriels, arrêts de tranche et travaux neufs éloignés, les primes et indemnités de grand déplacement s'ajoutent au salaire de base et peuvent représenter plusieurs centaines d'euros par mois. C'est souvent ce qui explique l'écart entre deux soudeurs de même qualification.

Les secteurs codifiés — nucléaire, aéronautique, naval, tuyauterie sous pression — exigent des licences pointues et paient tout en haut de la grille. Les bassins industriels concentrent ces postes et les missions en grand déplacement les mieux rémunérées.

Prêt à postuler ?

Un CV clair et chiffré vous met en position de force pour négocier.