🧮 Outil interactif — Salaire

Calculateur brut/net 2026

Convertissez votre salaire brut en net mensuel — pour les salariés du privé (cadre, non-cadre) et de la fonction publique. Calcul basé sur les barèmes URSSAF 2026, avec détail des cotisations et explication des écarts entre brut, net imposable et net avant impôt.

Bulletin de salaire — exemple non-cadre
Salaire brut mensuel3 500 €
Cotisations Sécu + retraite− 525 €
CSG-CRDS− 309 €
Net avant impôt2 666 €
Soit ≈ 23,8 % de retenue salariale

Calculateur brut → net mensuel

NET MENSUEL (avant impôt)
2 309 €
NET IMPOSABLE
2 395 €
NET ANNUEL
27 709 €
Salaire brut mensuel3 000 €
− Cotisations salariales (Sécu, retraite, mutuelle)405 €
− CSG-CRDS286 €
= Net avant impôt2 309 €

Soit environ 23.0 % de retenue salariale (cotisations + CSG/CRDS) — hors prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu, qui s'applique ensuite sur le net imposable selon votre taux personnalisé.

Calcul approximatif basé sur les barèmes URSSAF 2026 simplifiés. Les taux exacts varient selon la convention collective, la mutuelle d'entreprise, l'âge et le type de contrat. Pour un calcul précis, consultez votre bulletin de salaire ou le simulateur officiel sur mon-entreprise.urssaf.fr ↗.

En France, le salaire brut affiché sur une offre d'emploi ou un contrat de travail diffère sensiblement du montant qui arrive sur le compte bancaire. L'écart, qui oscille entre 22 % et 25 % selon le statut, correspond aux cotisations salariales, à la CSG, à la CRDS et — dans une moindre mesure — à la mutuelle d'entreprise obligatoire depuis 2016.

Le calculateur ci-dessus convertit instantanément un salaire brut mensuel en net mensuel, en fonction de votre statut (non-cadre, cadre, fonction publique). Les chiffres sont approximatifs — les taux exacts varient selon la convention collective, la part patronale prise en charge sur la mutuelle, votre âge et votre situation personnelle. Pour un calcul officiel, le simulateur de l'URSSAF (mon-entreprise.urssaf.fr) reste la référence.

Pourquoi un tel écart entre brut et net ?

Le salaire brut sert de base à toutes les cotisations sociales obligatoires en France. C'est un système de répartition : votre brut finance directement la sécurité sociale, l'assurance vieillesse, les retraites complémentaires (Arrco pour tous les salariés du privé, Agirc-Arrco pour les cadres), l'assurance chômage (côté patronal depuis 2018), la prévoyance et la mutuelle.

Côté salarié, les principales cotisations en 2026 sont : la sécurité sociale plafonnée et déplafonnée (~6,9 %), la retraite complémentaire Arrco (3,15 % sur la tranche 1, 8,64 % sur la tranche 2 pour les cadres), la CSG (9,2 %, dont 6,8 % déductible et 2,4 % non déductible), et la CRDS (0,5 %). À cela s'ajoutent la mutuelle d'entreprise (~1,5 %) et la prévoyance pour les cadres (~1,5 %).

Le total représente environ 22 % du brut pour un non-cadre du privé, 25 % pour un cadre, et environ 18 % pour un agent de la fonction publique (qui cotise différemment via la RAFP et la retenue pour pension civile).

📊
À retenir — ordres de grandeur 2026
~22 %
Non-cadre du privé
~25 %
Cadre du privé
~18 %
Fonction publique

Part des cotisations salariales sur le brut. Source : barèmes URSSAF 2026.

Brut, net imposable, net avant impôt : trois notions distinctes

La fiche de paie française mentionne plusieurs montants qu'il est utile de distinguer.

Le salaire brut est le montant total avant toute retenue. C'est lui qui est négocié dans un contrat de travail et publié dans les offres d'emploi.

Le net avant impôt est ce qui était versé sur le compte avant la mise en place du prélèvement à la source en 2019. C'est le brut diminué des cotisations salariales et de la CSG-CRDS. C'est le montant que vous comparez généralement à une offre d'emploi mensuelle.

Le net imposable est l'assiette utilisée pour calculer l'impôt sur le revenu. Il correspond au brut diminué des seules cotisations salariales et de la CSG déductible — la CSG non déductible et la CRDS sont réintégrées. Le net imposable est donc supérieur au net avant impôt d'environ 2,9 % du brut.

Le net à payer, enfin, est ce qui arrive réellement sur le compte : c'est le net avant impôt diminué du prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu (généralement entre 0 % et 30 % selon votre situation, calculé à partir du taux personnalisé transmis par les impôts à votre employeur).

💡
Exemple chiffré — non-cadre, 3 000 € brut
Salaire brut
3 000 €
Net imposable
2 422 €
Net avant impôt
2 335 €
Net à payer (taux 5 %)
2 218 €

Cas particuliers à connaître

Plusieurs situations modifient le calcul standard. Les apprentis et les contrats de professionnalisation bénéficient d'exonérations partielles de cotisations, ce qui rapproche fortement leur brut de leur net. Les salariés à temps partiel cotisent au prorata du temps travaillé, mais avec des spécificités sur la retraite (les trimestres validés peuvent être réduits si le salaire annuel est trop bas).

Les cadres dirigeants soumis au forfait jours ont la même structure de cotisations qu'un cadre classique, mais leur brut est annualisé sans heures supplémentaires. Les salariés expatriés peuvent être affiliés au régime français ou au régime du pays d'accueil selon le statut (détachement, expatriation, contrat local).

Enfin, les fonctionnaires titulaires cotisent à un système particulier : retenue pour pension civile (~11 % sur le traitement indiciaire), CSG-CRDS, contribution exceptionnelle de solidarité, et RAFP (sur les primes). Le calcul est globalement plus favorable que dans le privé, avec un taux de retenue salariale autour de 18 %.

Comment vérifier son bulletin de salaire ?

Le bulletin de salaire français a été simplifié en 2018 pour rendre les retenues plus lisibles. Les principales lignes à vérifier sont la base brute (qui doit correspondre à votre contrat), le total des cotisations salariales (somme des lignes "Sécurité sociale", "Retraite", "Famille", "Chômage" — bien que cette dernière soit nulle côté salarié), la CSG-CRDS, le net imposable, et le net à payer après prélèvement à la source.

Si l'écart entre votre brut et votre net dépasse 28-30 %, vérifiez les lignes "prévoyance" et "mutuelle" : certaines entreprises facturent des cotisations supplémentaires non négligeables. Vous pouvez également comparer avec le simulateur officiel URSSAF en cas de doute persistant.

Questions fréquentes

Le net imposable réintègre la CSG non déductible (2,4 %) et la CRDS (0,5 %), qui sont retenues mais pas déductibles fiscalement. Le net imposable est donc supérieur d'environ 2,9 % au net avant impôt. C'est le net imposable qui sert d'assiette à l'impôt sur le revenu.

Les cadres cotisent davantage à la retraite complémentaire (Agirc en plus d'Arrco), ont une cotisation APEC obligatoire (0,024 %), et bénéficient d'une prévoyance plus complète (~1,5 % contre ~0,5 %). L'écart total est d'environ 3 points de pourcentage par rapport à un non-cadre.

Non — le prélèvement à la source dépend de votre taux personnalisé (transmis par les impôts à votre employeur en fonction de votre situation familiale et de vos revenus précédents). Il s'applique sur le net imposable et peut varier de 0 % à 45 %. Le calculateur indique uniquement le net avant impôt, c'est-à-dire le montant qui était versé avant 2019.

En première approximation, multipliez votre net souhaité par 1,28 (non-cadre) ou 1,33 (cadre). Pour un calcul précis, utilisez le simulateur inverse de l'URSSAF sur mon-entreprise.urssaf.fr — c'est la seule façon d'obtenir un brut exact qui tient compte de votre convention collective et de votre mutuelle d'entreprise.

Oui, légèrement. Les conventions collectives peuvent imposer des cotisations supplémentaires (prévoyance, retraite supplémentaire, mutuelle plus généreuse), qui réduisent le net. Les conventions Syntec (informatique), bâtiment, transport routier, et HCR (hôtels-cafés-restaurants) ont chacune leurs spécificités qui peuvent modifier le calcul de 0,5 à 2 points de pourcentage.

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