Salaire aide-soignante en France 2026 : combien gagne-t-on ?
Le salaire d’une aide-soignante démarre près du SMIC en début de carrière, autour de 1 500 € net par mois hors primes, avant de progresser à l’ancienneté. Le complément de traitement du Ségur et les primes de nuit et de week-end pèsent lourd dans la paie réelle, en EHPAD comme à l’hôpital. Voici les fourchettes à jour selon le diplôme et l’établissement.
Salaire aide-soignante selon l’expérience
| Niveau | Expérience | Brut annuel | Net mensuel |
|---|---|---|---|
| Débutant | 0–2 ans | 21 600 – 24 000 € brut/an | ≈ 1 440 – 1 600 € net/mois |
| Confirmé | 3–7 ans | 24 000 – 27 000 € brut/an | ≈ 1 600 – 1 800 € net/mois |
| Expérimenté | 8 ans et + | 27 000 – 32 000 € brut/an | ≈ 1 800 – 2 130 € net/mois |
Le net est estimé après cotisations salariales (environ 22–25 % du brut dans le privé). Calculer votre net exact →
Public, privé, région : ce qui fait varier la rémunération
À l’hôpital public, l’aide-soignante titulaire du DEAS relève de la grille indiciaire de la fonction publique hospitalière : le salaire de base reste modeste au début mais progresse par échelons, et le complément Ségur a rehaussé toute la grille. En EHPAD privé ou associatif, la rémunération suit la convention collective de l’établissement, souvent proche du public. Le SSIAD et le domicile paient dans les mêmes ordres de grandeur, avec des frais de déplacement en plus.
Le barème est identique partout dans le public, mais l’Île-de-France ajoute la prime de résidence et de nombreux établissements franciliens ou de zones sous tension proposent des primes d’attractivité pour recruter. Les EHPAD privés des grandes agglomérations s’alignent un peu au-dessus pour limiter le turnover.
Ce qui fait grimper le salaire
- Le diplôme d’État (DEAS), indispensable pour être classée aide-soignante et non agent des services.
- Le secteur : hôpital public (grille FPH), EHPAD privé ou associatif (convention collective), SSIAD.
- Les primes liées aux horaires : nuit, dimanches et jours fériés, coupures.
- L’ancienneté, qui fait avancer d’échelon dans le public.
- Le complément de traitement indiciaire issu du Ségur de la santé.
Négocier votre salaire
- Assurez-vous d’être classée sur la grille aide-soignante et non sur un échelon d’agent moins bien payé.
- Mettez en avant votre disponibilité pour les nuits et les week-ends : ce sont les primes qui font l’écart réel.
- En EHPAD privé, comparez plusieurs établissements et leur convention collective avant de signer.
- Faites reconnaître votre ancienneté et vos formations (Alzheimer, PRAP 2S) au moment du reclassement.
Pour aller plus loin : négocier son salaire à l’embauche et demander une augmentation.
Décrocher le poste — et le salaire
Un bon CV et une lettre ciblée pèsent directement sur votre marge de négociation. Préparez les deux :
Questions fréquentes
Une aide-soignante débutante gagne environ 21 600 à 24 000 € brut par an, soit à peu près 1 440 à 1 600 € net par mois hors primes. Les primes de nuit et de dimanche, ainsi que le complément Ségur, augmentent nettement la paie réelle.
Les niveaux sont proches. L’hôpital public applique la grille FPH avec une progression à l’ancienneté, l’EHPAD privé suit sa convention collective. Ce sont surtout les primes de nuit et de week-end, plus fréquentes à l’hôpital, qui creusent l’écart sur la fiche de paie.
Au-delà de l’ancienneté, les leviers sont les horaires atypiques rémunérés par des primes, les formations valorisées (Alzheimer, fin de vie, PRAP 2S) et l’évolution vers un poste d’infirmière via la passerelle DEAS vers le DE Infirmier.
Prêt à postuler ?
Un CV clair et chiffré vous met en position de force pour négocier.











