Calculateur d'indemnité de licenciement 2026
Calcul de l'indemnité légale selon le Code du travail : ¼ de mois de salaire par année d'ancienneté pour les 10 premières années, ⅓ au-delà. Vérifiez votre montant minimum avant toute discussion avec l'employeur ou les Prud'hommes.
Calculateur d'indemnité légale de licenciement
| 10 premières années (¼ mois × 8.00 ans) | 6 000 € |
| = Indemnité légale de licenciement | 6 000 € |
Indemnité légale minimum. Beaucoup de conventions collectives prévoient une indemnité conventionnelle plus favorable (Syntec, métallurgie, banque, assurance). Si vous bénéficiez d'une CCN, comparez les deux et appliquez la plus avantageuse. Pour les licenciements pour motif économique, des règles spécifiques s'ajoutent. Source : Articles L1234-9 et R1234-2 du Code du travail. Vérification officielle : service-public.fr ↗
L'indemnité de licenciement est due par l'employeur au salarié dont le contrat à durée indéterminée est rompu pour un motif autre qu'une faute grave ou lourde. Le calcul est encadré par les articles L1234-9 et R1234-2 du Code du travail, modifiés par les ordonnances Macron de septembre 2017 qui ont harmonisé les règles applicables à tous les licenciements.
Le calculateur ci-dessus applique la formule légale minimum. Si vous bénéficiez d'une convention collective (Syntec pour les ingénieurs et cadres tech, métallurgie, banque, assurance, presse), votre indemnité conventionnelle peut être supérieure et c'est elle qui s'applique. Vérifiez votre CCN sur Légifrance ou consultez votre représentant du personnel.
La formule détaillée
La formule légale combine deux paliers :
Pour les 10 premières années d'ancienneté, l'indemnité est de 1/4 de mois de salaire par année. Soit 0,25 mois × ancienneté, jusqu'à un maximum de 2,5 mois (10 × 0,25).
Pour les années au-delà de 10 ans, l'indemnité est de 1/3 de mois de salaire par année. Soit 0,333 mois × (ancienneté − 10).
Les fractions d'année sont prises en compte au prorata temporis. Par exemple, 8 ans et 6 mois donnent : 0,25 × 8,5 = 2,125 mois. Et 15 ans et 9 mois donnent : (0,25 × 10) + (0,333 × 5,75) = 2,5 + 1,917 = 4,417 mois.
Le salaire de référence
Le salaire de référence sert de base au calcul. L'article R1234-4 prévoit deux modes de calcul, et le plus favorable au salarié s'applique.
La moyenne des 12 derniers mois précédant le licenciement (ou la totalité de la période si l'ancienneté est inférieure à un an). Toutes les sommes ayant la nature de salaire sont prises en compte : salaire de base, primes mensuelles ou trimestrielles, avantages en nature, heures supplémentaires payées.
Le tiers des 3 derniers mois. Cette deuxième formule est généralement plus favorable lorsque le salarié a perçu une prime annuelle ou un bonus exceptionnel dans les 3 mois précédant le licenciement, car la prime est intégrée au calcul après proratisation sur 12 mois.
Indemnité conventionnelle vs indemnité légale
Beaucoup de conventions collectives prévoient une indemnité plus favorable que le minimum légal. Quelques exemples connus :
Syntec (informatique, ingénierie, conseil, formation) : 1/3 de mois par année dès la première année, sans seuil d'ancienneté minimum (le seuil légal de 8 mois ne s'applique pas). Pour les cadres avec plus de 5 ans d'ancienneté, le coefficient peut atteindre 4/10.
Métallurgie : un coefficient progressif selon l'ancienneté, qui peut atteindre 1/2 mois par année pour les hautes anciennetés, avec un plafond de 18 mois de salaire.
Banque AFB : 1/3 de mois par année dès la première année, avec une majoration significative pour les seniors.
Vérifiez systématiquement votre CCN avant toute négociation. Le simulateur officiel service-public.fr ne calcule que l'indemnité légale ; pour l'indemnité conventionnelle, il faut consulter le texte de votre convention sur Légifrance.
Beaucoup de salariés signent un solde de tout compte basé sur l'indemnité légale alors que leur convention collective prévoit un montant supérieur. Une fois le reçu signé, la contestation devient difficile. Vérifiez votre IDCC sur Légifrance avant la signature, ou demandez l'avis d'un défenseur syndical.
Cas particuliers à connaître
Le licenciement pour motif économique ouvre droit à des indemnités spécifiques pouvant être supérieures, notamment dans le cadre d'un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) avec mesures d'accompagnement négociées.
Le licenciement nul ou sans cause réelle et sérieuse peut entraîner une indemnité supplémentaire fixée par le juge prud'homal, dans le cadre du barème Macron (article L1235-3 modifié), entre 0,5 et 20 mois de salaire selon l'ancienneté et la taille de l'entreprise.
Le licenciement pour faute grave ou faute lourde exclut le paiement de l'indemnité légale (sauf disposition conventionnelle plus favorable).
Le congé de reclassement (entreprises de 1000+ salariés en cas de licenciement économique) prolonge le contrat de travail pendant 4 à 12 mois et fait courir l'ancienneté supplémentaire.
Que faire si le calcul est contesté ?
En cas de désaccord sur le montant de l'indemnité, le salarié dispose d'un délai de 12 mois à compter de la notification du licenciement pour saisir le Conseil de Prud'hommes (article L1471-1). Avant la procédure, une conciliation préalable est obligatoire devant le bureau de conciliation et d'orientation.
Pour les calculs complexes (ancienneté à cheval sur plusieurs CCN, primes variables irrégulières, suspensions du contrat à intégrer ou exclure), il est recommandé de consulter un défenseur syndical, un avocat en droit du travail, ou la Direction Régionale de l'Économie, de l'Emploi, du Travail et des Solidarités (DREETS, ex-DIRECCTE).
Questions fréquentes
L'indemnité légale de licenciement est due à partir de 8 mois d'ancienneté ininterrompue dans l'entreprise (article L1234-9 du Code du travail, modifié en 2017). Avant 8 mois, le salarié n'a pas droit à l'indemnité — sauf disposition plus favorable de la convention collective.
Le salaire de référence est le plus favorable entre la moyenne des 12 derniers mois et le tiers des 3 derniers mois (article R1234-4). Si la rémunération inclut des primes annuelles ou des bonus exceptionnels, ils sont proratisés sur 12 mois pour le calcul.
Beaucoup de conventions collectives (Syntec pour la tech et le conseil, métallurgie, banque, assurance, presse) prévoient une indemnité conventionnelle plus favorable — souvent à partir de 6 mois d'ancienneté et avec des coefficients supérieurs au minimum légal. Vérifiez votre CCN sur Légifrance ou demandez à votre employeur.
L'indemnité légale et conventionnelle est exonérée d'impôt sur le revenu dans la limite du plus élevé des trois plafonds : 50 % de l'indemnité totale, 2 fois la rémunération brute annuelle de l'année précédente, ou la moitié du PASS multiplié par 6 (~ 246 816 € en 2026). Au-delà, la fraction excédentaire est imposable.
L'indemnité de rupture conventionnelle est au minimum égale à l'indemnité légale de licenciement, mais peut être négociée à 1,5 ou 2 fois ce minimum selon le rapport de force et l'ancienneté. Le régime fiscal est identique (mêmes plafonds d'exonération). La rupture conventionnelle ouvre droit aux allocations chômage, contrairement à la démission.
Préparer votre prochaine candidature ?
Si la rupture est actée, mettez à jour votre CV avec nos exemples par métier et trouvez votre prochain poste.











