Calculateur de congés payés 2026
Calculer vos jours acquis selon les mois travaillés sur la période de référence (1er juin → 31 mai). 2,5 jours ouvrables par mois travaillé, soit 30 jours / 5 semaines pour une année complète.
Calculateur de congés payés acquis
Article L3141-3 du Code du travail. Le décompte en jours ouvrables (samedi inclus) est la règle légale, mais beaucoup d'entreprises pratiquent les jours ouvrés (semaine de 5 jours). Les conventions collectives peuvent prévoir des jours supplémentaires pour ancienneté ou fractionnement. Source officielle : service-public.fr ↗
En France, tout salarié — quels que soient son contrat (CDI, CDD, intérim), son temps de travail (plein, partiel, forfait jours) et son ancienneté — acquiert des congés payés dès le premier jour de son embauche. La règle est posée par l'article L3141-3 du Code du travail : 2,5 jours ouvrables de congés par mois de travail effectif, soit 30 jours ouvrables (5 semaines) pour une année complète travaillée.
Cette règle est l'une des plus protectrices d'Europe. Elle s'accompagne d'un mécanisme d'indemnisation (l'indemnité de congés payés) qui garantit le maintien de la rémunération pendant les périodes de repos.
Le calcul des jours acquis
L'unité de référence légale est le jour ouvrable, c'est-à-dire les jours de la semaine du lundi au samedi (6 jours). Cette définition est issue d'un usage historique où le samedi était considéré comme un jour de travail dans de nombreux secteurs.
Le calcul se fait au prorata des mois de travail effectif. Un mois entier travaillé donne droit à 2,5 jours ouvrables. Une fraction de mois est prise en compte selon les règles de l'article L3141-4 : sont considérés comme un mois de travail entier les périodes équivalentes à 4 semaines ou 24 jours de travail.
En pratique, beaucoup d'entreprises décomptent les congés en jours ouvrés (du lundi au vendredi, 5 jours par semaine), plus simple à gérer en paie. Le calcul devient alors 2,083 jours ouvrés par mois, soit 25 jours ouvrés (toujours 5 semaines) par an. Le mode de décompte est libre tant qu'il ne défavorise pas le salarié — c'est-à-dire tant qu'il aboutit à au moins 5 semaines de congés équivalentes.
La période de référence et la période de prise
La période de référence pendant laquelle les congés sont acquis va traditionnellement du 1er juin de l'année N-1 au 31 mai de l'année N. Cette périodisation est issue du décret n°36-771 et reste l'usage majoritaire, sauf accord d'entreprise dérogatoire.
La période de prise est celle pendant laquelle les congés acquis doivent être pris. Le Code du travail (article L3141-13) fixe les congés principaux (les 4 premières semaines, hors 5e semaine) entre le 1er mai et le 31 octobre. La 5e semaine peut être prise en dehors de cette période, généralement au cours de l'hiver.
Si tous les congés ne sont pas pris à la fin de la période de prise, ils sont en principe perdus. Toutefois, en cas d'arrêt maladie ou de congé maternité empêchant la prise effective, ils sont reportés. Une convention collective peut aussi prévoir un report ou un report sur un compte épargne-temps (CET).
L'indemnité de congés payés
Pendant les congés, le salarié perçoit une indemnité destinée à maintenir sa rémunération. L'article L3141-24 prévoit deux méthodes de calcul, et la plus favorable au salarié s'applique.
La règle du maintien consiste à verser au salarié le salaire qu'il aurait perçu s'il avait travaillé pendant la période de congés. Cette règle est avantageuse quand le salaire est resté stable et qu'il n'y a pas eu de prime annuelle exceptionnelle.
La règle du 10e consiste à calculer 10 % de la rémunération brute totale perçue pendant la période de référence (1er juin → 31 mai), puis à diviser par le nombre de jours de congés acquis. Cette règle est avantageuse en cas de primes annuelles, de bonus, ou d'heures supplémentaires importantes — qui sont alors intégrées au calcul.
L'employeur doit comparer les deux méthodes pour chaque période de congés et appliquer la plus favorable au salarié. C'est généralement automatique en paie via les logiciels modernes (Sage, Cegid, Silae).
Le fractionnement et les jours supplémentaires
Si le salarié pose une partie de ses congés principaux (les 4 premières semaines, hors 5e semaine) en dehors de la période de prise (1er mai → 31 octobre), il peut bénéficier de jours supplémentaires dits "de fractionnement" (article L3141-23).
Le barème : 1 jour supplémentaire si 3 à 5 jours de congés principaux sont pris hors période, 2 jours supplémentaires si 6 jours ou plus. Ces jours s'ajoutent au compteur et peuvent être pris à tout moment.
Le salarié peut renoncer expressément à ces jours supplémentaires, mais une renonciation tacite n'est pas valable. Si la convention collective ou le contrat de travail prévoit la suppression du fractionnement, cette clause doit être expresse.
Les bonus d'ancienneté conventionnels
Le Code du travail ne prévoit pas de jours supplémentaires pour ancienneté — c'est un acquis purement conventionnel. Beaucoup de conventions collectives accordent des jours supplémentaires selon l'ancienneté.
Quelques exemples : Syntec accorde 1 jour supplémentaire après 5 ans, 2 jours après 10 ans, 3 jours après 15 ans. Métallurgie a un barème similaire avec un plancher plus bas. Banque AFB accorde jusqu'à 4 jours supplémentaires pour les hautes anciennetés. Fonction publique accorde 1 jour supplémentaire après 1 an d'ancienneté pour les agents de catégorie C, et un système de jours pris au choix pour les autres catégories.
Vérifiez votre convention collective sur Légifrance ou sur le portail de votre branche professionnelle pour connaître précisément les bonus applicables à votre situation.
Questions fréquentes
Les jours ouvrables sont du lundi au samedi (6 jours), c'est le mode légal de décompte (article L3141-3). Soit 30 jours ouvrables = 5 semaines de congés. Les jours ouvrés sont du lundi au vendredi (5 jours) — mode courant en pratique : 25 jours ouvrés = 5 semaines. Les deux donnent la même durée de congé en semaines, seul le décompte change.
En France, la période de référence est traditionnellement du 1er juin de l'année N-1 au 31 mai de l'année N (article R3141-3 et usages). Les congés acquis sur cette période doivent être pris pendant la période de prise (généralement 1er mai au 31 octobre, mais variable selon les CCN). Une convention collective ou un accord d'entreprise peut décaler ces périodes.
Deux méthodes (article L3141-24) — la plus favorable s'applique. Méthode 1 : maintien du salaire (vous touchez votre salaire normal pendant les congés). Méthode 2 : règle du 10e (10 % de la rémunération brute totale perçue pendant la période de référence). Les primes annuelles, bonus et heures supplémentaires sont incluses dans la base de calcul.
Oui — sauf renonciation expresse du salarié. Si une partie des congés principaux (les 4 premières semaines, hors 5e semaine) est prise en dehors de la période 1er mai-31 octobre, des jours supplémentaires sont accordés : 1 jour si 3 à 5 jours sont pris hors période, 2 jours si 6 jours ou plus. Ces jours dits "de fractionnement" s'ajoutent au compteur.
Le Code du travail ne prévoit pas de jours supplémentaires d'ancienneté — c'est un acquis conventionnel. Beaucoup de CCN majorent les congés selon l'ancienneté : Syntec accorde 1 jour supplémentaire après 5 ans, 2 jours après 10 ans, 3 jours après 15 ans. Métallurgie et banque ont aussi des barèmes progressifs. Vérifiez votre convention collective.
Non. Si un jour férié tombe sur un jour normalement ouvrable de votre semaine de congés (ex. 14 juillet un mercredi), il n'est pas décompté de votre solde de congés. Vous "récupérez" ce jour. En revanche, si le jour férié tombe un dimanche ou un autre jour habituellement non travaillé, il n'y a pas de récupération.
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